Sur le chemin, une de ces femmes, une Mong Noire, m'a fabriqué et offert un cœur en fougère. J'ai participé à son élaboration, facile les doigts dans le nez.
Regardez comme c'est joli !
Poétique.
Éphémère, donc encore plus joli et poétique.
Pendant mes vacances au Grand-Bornand, j'ai essayé de refaire un cœur de fougère avec une variété locale. Je suis allée en forêt sélectionner une candidate bien verte (qui a dit Eva Joly ?), j'ai coupé la fougère comme il se doit, tressé les feuilloles (ah ben je ne sais plus comment ça se dit, j'invente), attaché les deux tresses avec une petite pince à cheveux pour enfants, et...
Bon, OK, résultat pas terrible.
J'ai réessayé plusieurs fois, sans succès. C'est le tressage qui pêche. Je n'arrive pas à faire quelquechose d'aussi régulier qu'au Vietnam.
Il faut se rendre à l'évidence : les fougères vietnamiennes sont différentes des nôtres…
Ou alors je ne suis vraiment pas douée...